LA CONSTRCUTION EN RÉGIONS

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Logistique BTP en Île-de-France : les leviers d’une filière en transition

L’Institut Paris Region publie une nouvelle étude consacrée à la logistique francilienne du BTP, un secteur stratégique qui représente plus de 40 % des tonnes transportées et 30 % des tonnes-kilomètres réalisées dans la région. Mais il pèse également 26,7 % des émissions de gaz à effet de serre du fret régional, plaçant la décarbonation des flux de matériaux au cœur des enjeux.

L’étude analyse l’organisation des approvisionnements, les infrastructures mobilisées et les solutions permettant de réduire l’impact environnemental du secteur. En Île-de-France, la filière bénéficie d’un recours important aux modes massifiés, notamment la voie d’eau, structurée par le réseau de la Seine et ses ports.

« La voie d’eau y joue un rôle non prééminent en volume, mais fortement structurant dans la géographie sectorielle », souligne l’étude, qui rappelle également le rôle stratégique du développement du site d’Achères (Port Seine-Métropole Ouest) et du futur Canal Seine-Nord Europe.

Parmi les leviers identifiés figurent le développement du réemploi, l’augmentation du recyclage des déchets du BTP, l’usage de matériaux moins carbonés et l’optimisation des transports. La valorisation matière des déblais atteint déjà 75 % en 2022, avec un objectif de 85 % en 2031.

L’Institut Paris Region insiste également sur l’importance de l’organisation des flux : « La réduction des émissions peut également être atteinte par l’optimisation des modes d’organisation des flux », notamment grâce à la mutualisation des transports et aux plateformes de consolidation.

Alors que les besoins en matériaux restent fortement liés aux grands projets urbains, l’étude souligne un enjeu majeur : préserver le foncier nécessaire aux activités logistiques. « La mobilisation de surfaces urbaines disponibles et adéquates à des fins de tri et de stockage temporaire se pose pour une activité à faible rendement foncier », rappelle le rapport.

Entre infrastructures existantes, innovations logistiques et nouveaux modèles d’approvisionnement, la filière BTP francilienne cherche ainsi à concilier performance opérationnelle et réduction de son empreinte carbone.